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Rue de penfeld interpelle les candidats

Article paru dans le Télégramme de Brest en 1997

jeudi 28 février 2002

Cheval de bataille de l’association « Rue de Penfeld », l’ouverture des rives de la Penfeld a déjà fait l’objet de nombreuses entrevues avec les décideurs politiques et économiques de la région. Ses responsables lancent aujourd’hui un appel en direction des candidats aux législatives afin qu’ils fassent part de leur position. « Notre propos n’est pas de pousser la Marine hors de la Penfeld mais que l’on se penche sérieusement sur le partage des rives occupées en totalité par la Royale » précisent les responsables de l’association, Jean-François Samain et Jean-Yves Pochard. « La Marine Nationale se désengage progressivement de notre région, justifie les deux hommes. N’étant plus, à terme, le premier employeur du secteur, elle doit en conséquence lâcher ses prérogatives. Mais une telle décision relève de l’Etat et de sa politique de l’aménagement du territoire. C’est pourquoi nous avons lancé une lettre ouverte aux candidats à la députation ».

Changer l’image
Une analyse économique initiée il y a quelques mois par « Rue de Penfeld » montre, selon elle, que l’intégration d’entreprises civiles au site « permettrait d’attirer des PME-PMI, soucieuses de se décentraliser. Ce tissu d’entreprises est reconnu au niveau européen comme le principal moyen de créer des emplois ».

« Aujourd’hui, la façade atlantique joue un rôle d’aimant mais, au contraire de Bordeaux, La Rochelle ou Nantes, Brest n’en profite pas » observe J-F Samain, président. « Il faut changer l’image de la ville, ce que Brest 92 et 96 ont déjà amorcé, en lançant un grand chantier intégrant des activités industrielles, urbaines et de loisirs ».

« Rue de Penfeld » avance aussi un autre argument économique : « La refonte du site, qui prendrait une dizaine d’années, permettrait de relancer le BTP actuellement en crise ».

Sujet tabou ?
Le projet de l’association, soumis ces derniers mois à la critique de plusieurs élus politiques et syndicaux mais aussi à celle du sous-préfet et de spécialistes de l’économie locale à la CUB et à la CCI, bute semble-t-il sur un malentendu. « Sur le fond, il est unanimement reconnu que l’ouverture de la Penfeld permettrait de contribuer à la lutte contre le chômage, mais il reste un obstacle de taille, d’ordre psychologique. Beaucoup avancent l’idée qu’il faut ménager la Marine dans le contexte actuel et que le sujet est tabou pour le Préfet Maritime ».

Mais, soutiennent les responsables de « Rue de Penfeld », on prête à la Marine des intentions qui ne sont pas clairement affichées. Qui aurait imaginé il y a quelques années que les formes réservées aux activités militaires accueilleraient des plates-formes pétrolières ou que les autorités stopperaient d’un coup l’utilisation des peintures anti-fouling sur leurs unités. La Marine a eu une attitude exemplaire, prouvant qu’elle est capable d’évoluer. Ce que le contrat de Baie a pu obtenir, d’autres initiatives peuvent aussi le faire ».

Pour « Rue de Penfeld », il est indispensable de lever au plus vite l’ambiguïté. « Il faut mettre en place une commission de réflexion sur la faisabilité du projet. Mais pour porter tous les effets attendus, le sujet doit être débattu dès aujourd’hui. »

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Alain Coquil
L’association « rue de Penfeld » oeuvre pour un partage des rives de Penfeld entre activités civiles et militaires.

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