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Débat public sur la Penfeld : près de 200 personnes à la mairie

Article paru dans le Télégramme de Brest le 23 Février 2001

mardi 19 mars 2002

Mercredi soir, se tenait à la mairie ce qui restera probablement la seule confrontation publique des trois candidats actuellement déclarés aux municipales. Thème de cette réunion proposée par l’association Rue de Penfeld : « Quel avenir pour la Penfeld ? ». Si le match entre les têtes de listes n’est pas joué, le débat a le mérite d’être lancé.

François Cuillandre (gauche plurielle), Yannick Marzin (Union de la droite) et Hubert Casel (Brest à gauche autrement) étaient là, mais aussi de nombreux Brestois puisque près de 200 personnes étaient réunies dans la salle des conférences de l’hôtel de ville. C’était, il est vrai, la première fois depuis une dizaine d’années que le sujet était abordé, qu’un débat public avait lieu sur la question. Une affluence dont s’est réjouie Marif Loussouarn, élue des Verts à Brest : « Avant, cette question était taboue. Aujourd’hui, il n’est plus interdit d’en parler. Même pour des élus, même en public ».

Cinq minutes chacun .

Les organisateurs avaient prévu que chacun des candidats réponde en cinq minutes chrono à deux questions simples : « Quel projet pour la Penfeld ? » et « Quelle méthode pour y parvenir ? ». En posant ces interrogations, les militants de Rue de Penfeld pensaient entendre enfin des propositions concrètes pour l’avenir du site. Des espérances qui restent des espérances puisque Yannick Marzin annonçait d’emblée : « N’attendez pas de nous du concret ».
Pour François Cuillandre, la réponse est tout aussi évasive : « Comme on dit dans le football, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation ». Il avoue même ne pas être l’homme qui libérera la Penfeld et la reconstruira : « Je serai en retraite et ce dossier ne sera même pas bouclé ». Hubert Casel, lui, a fait entendre sa différence : « On peut ouvrir dès maintenant la rive gauche de la Penfeld. Elle permettrait, par exemple, le passage des Brestois et de leurs transports en commun ».
Quel pouvoir ?

Le public a pu prendre la parole. Pour certains, dont des ouvriers de l’arsenal, l’occasion est à saisir pour rappeler les enjeux en terme d’économie et d’emplois : « Avant de savoir ce qu’on veut faire de la Penfeld, il faut savoir ce qu’on va faire de la DCN », témoigne Maxime, ouvrier sur le plateau des Capucins. Julien lui répond : « Il n’a jamais été question de menacer les emplois existants. Au contraire, il s’agit de revaloriser l’image de la ville pour en créer d’autres ».
Parmi les questions lancées, une revenait sans cesse : « Quel est le pouvoir de la mairie dans cette affaire ? ».
Marc Labbey de répondre en réaliste : « Arrêtons de penser que les élus locaux ont leur mot à dire sur l’avenir de l’arsenal. C’est l’Etat et la défense qui ont les choses en main. Pour ce qui est de la restructuration du site, il faudra bien trouver de quoi financer. Et sans Bercy, on ne peut rien ».
Conclusion de Jean-François Samin, président de Rue de Penfeld : « Certes, beaucoup de choses nous dépassent. Mais le ministère de la Défense estime avoir une dette par rapport à Brest. Nous le savons, il est disposé à traiter les projets soumis par les élus locaux ». En clair, à ces derniers de jouer...  image 57 x 18

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