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Brest , Jeudi 20 Mars 2003

Interview de Yann Maufret

Directeur du chantier du GUIP par RDP

mercredi 26 mars 2003, par Rue de Penfeld

Le chantier du GUIP se situe sur le Quai Malbert .

RDP : Vous êtes aux premières loges de la Penfeld : avez-vous des idées, des projets quant à son réamènagement ?

Y.M. : On a eu des projets sur la Penfeld. On est venus nous voir. On nous a proposé de nous installer en Penfeld. Le site est extraordinaire.Il y a beaucoup de potentialités mais notre développement est urgent maintenant. On est passés voir la Marine, la DCN mais les propositions qui nous ont été faites sont à trop long terme et puis il y a les problèmes d’accessibilité du site qui devrait être impérativement libre pour nos clients. Ce qui fait que actuellement au niveau de la Penfeld on a abandonné notre projet de développement parce qu’en fait il n’y a pas de possibilité.

RDP. : Ce projet en Penfeld quel était-il ?

Y.M. : Ce projet. On a besoin de plus de place, d’avoir un accès à l’eau. Là actuellement on travaille à 17 personnes dans un local qui est exigu où les conditions de travail , de rentabilité, de qualité, de confort ne sont pas du tout satisfaites. Donc il faut agrandir. Il faut doubler ou tripler la surface couverte en gros. On a une demande de 5000 m2 de terrain sur lequel on mettrait 2000 m2 de hangars. Donc à un moment on nous a dit qu’il y avait des hangars qui allaient se libérer en Penfeld.

RDP. : au Salou ?

Y.M. : Oui au Salou on nous a proposé un terre plein le long des formes, des petites formes, beaucoup trop exigu d’environ 2000m2 sans possibilité d’amener des bateaux ni de circulation. çà ne correspond pas du tout, trop petit. Ce n’est pas à angle droit ce qui fait que la surface utilisable est très minime. De plus il faut garder quand même une circulation le long du quai. Pour ce qui est du chantier du GUIP et de Penfeld il semble que c’est fini.

RDP. : Est ce que vous auriez vu un terrain, des hangars qui vous conviendraient en Penfeld ?

Y.M. : On ne peut pas dire qu’il y ait des terrains en Penfeld. Il y a des ateliers. On n’a rien vu. On ne nous a rien proposé qui répondait à nos besoins.

RDP. : Outre la proposition non satisfaisante que l’on vous a faite, des ateliers en Penfeld pourraient-ils répondre à vos besoins ?

Y.M. : Faut connaître. On ne peut pas dire que l’on connaisse la Penfeld.
Faut pas non plus désirer quelque chose que l’on ne nous propose pas. Pour nous ce n’est pas très constuctif.
On ne va pas non plus tirer des plans sur la comète. Cela fait maintenant trois ans, plus de trois ans que l’on essaie de trouver des solutions à ce problème de développement. On est maintenant positionnés sur un développement direct sur le site, ici. On va couvrir plus de surfaces. C’est la seule solution qu’il y a .

RDP. : Quand vous dites "on ne peut pas dire que l’on connaisse la Penfeld" , cela veut dire que vous n’avez pas eu l’occasion de vous rendre dans la Penfeld ?

Y.M. : Si on a fait une visite des sites potentiels avec quelqu’un de la Marine. Mais en fait comme sites potentiels il n’y avait pas grand chose. çà ne convenait pas.
Il faut à la fois un statut dans la Penfeld et que nos clients puissent y avoir accès. Cà pose un très gros problème. Ce n’est pas quelque chose de garanti avant 5, 10 ans, je ne sais pas.

On en parle beaucoup mais nous il faut qu’on ait des certitudes pour s’y installer. On a des clients étrangers. Il faut que quelqu’un qui ait envie de nous voir, puisse venir librement. il ne faut pas qu’il soit obligé de prévoir plusieurs jours à l’avance, qu’il doive envoyer son passeport, ses papiers.
En tout cas pour notre activité, le site est extraordinaire mais il n’y a pas les conditions actuellement pour s’y installer.

RDP. : Ces propositions vous ont elles été faites par la Marine ?

Y.M. : Oui on a vu la Marine, la DCN aussi qui nous ont proposé des choses mais dans un délai de ...

RDP. : d’ici 2006 ?

Y.M. : Oui dans ces eaux là, 2006, 2008. Et nous on a besoin que les choses se fassent maintenant.

RDP. : Et la CUB ?

Y.M. : Oui c’est la CUB qui nous avait dit : allez voir la Marine, la DCN.

Sans doute ils avaient eu des contacts à un haut niveau sur les possibilités de développement pour nous en Penfeld mais çà ne s’est pas avéré possible.

RDP. : Pour vous, il se pose un problème d’accessibilité du site. La garantie de l’accès de l’ouverture compléte de la Penfeld en quelque sorte serait nécessaire ?

Y.M. : Pour nous en tant que chantier, oui absolument. C’est vital . On ne peut pas s’installer si l’ouverture du site n’est pas garantie en tout cas l’ouverture du site "Entreprise privée. Notre activité est déjà difficile. Elle est médiatique aussi. L’aspect médiatique des choses est important. Il faudrait que les gens puissent venir, parler. Il y a tout cet aspect un peu libre du site. Penfeld oui Ok , mais libre au niveau de l’accès.

RDP. : A l’heure actuelle des crédits doivent être sollicités d’ici 2006 pour le réaménagement de la Penfeld, des projets doivent être présentés, comment souhaiteriez vous être associés à ses projets ?

Y.M. : Pour nous être associés maintenant qu’on a choisi une solution de se développer sur place, çà va nous coûter cher. On va faire des emprunts et je nous vois mal, mener un autre projet en Penfeld.
Le temps va être passé pour nous. On n’est pas à même d’attendre un éventuel développement.

RDP. : C’est dans trois ans effectivement. Le temps presse pour monter des projets.

Y.M. : Oui et çà n’avance pas. C’est sûr que quand on rencontre les différentes personnes , on a l’impression de quelque chose d’assez opaque, un jeu pas très clair, entre la Marine, la DCN et la CUB.

RDP. : Ici, vous êtes juste en face du port du chateau, avez vous été contacté par rapport aux aménagements prochains ?

Y.M. : J’ai très très dernièrememt été contacté par un chargé de mission, consultant sur l’aspect nautique pour le Port du chateau.
Mais je dois dire que jusqu’à présent on n’est jamais venu nous, voir nous dire : comment voyez vous cet aménagement ? Comment comptez vous vous insérer ? On est en demande d’informations. On n’a pas été associés. J’ai eu une visite du chargé de mission qui est venu enfin puisqu’il était chargé de mission, mais cela date d’avant-hier mais voilà c’est tout .

J’espère quand même que l’on sera consultés et que les acteurs du nautisme le seront sur Brest. Faut dire que c’est une vrai opportunité de l’image de la ville, d’escale technique peut-être pour les bateaux de courses, les bateaux du patrimoine. Y a une belle idée. je trouve que c’est bien que c’est une bonne idée. Ce sera certainement un port très agréable. Passer les premières idées politiques, j’espère que cela redevienne plus technique et que cela se construise intelligemment.

RDP. : Pour "une construction intelligente", à quelle grande idée, à quelle vocation pour la Penfeld pensez vous ?

Y.M. : La Penfeld est riche de ses quais et de ses abris, et puis riche d’histoire. J’aimerai bien...Je parlerai comme un brestois aussi. L’histoire ici a été effacée par la guerre en quelque sorte et retrouver un lieu qui ait un peu d’histoire est une vraie demande. Et alors maritimement il y a une vraie opportunité d’animer en port d’hivernage.
Par exemple pour nous si on avait été installés en Penfeld on se voyait bien gérer quelques chose à taille humaine bien sûr, mais un peu comme çà se passe à Douarnenez ou La Rochelle un port d’escale pour des Yachts ou des bateaux de traditions. Dans notre domaine à nous, c’est quelque chose qui se construisait très bien, assez facilement et présentant une animation sur les quais. Il y avait quelque chose qui se construisait bien autour d’un atelier, du chantier, peut-être des locaux techniques pour les quelques associations locales ou même peut-être des coureurs ... Il y a vraiment possibilité au niveau de la plaisance, des bateaux du patrimoine, de courses d’avoir une vraie escale technique en Penfeld . Bon à mon avis cela prendra du temps.

RDP. : Des escales agrémentées par ?

Y.M. : par un accueil culturel, avec de quoi boire, manger , tout ce qu’on veut, de quoi faire vivre la Penfeld. Cela me parait tout à fait possible .


Propos recueillis en mars 2003 par Barbara Multner pour l’Association Rue de Penfeld

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